L’Association Demigny et son histoire a collecté six monographies générales sur Demigny 71150 :

- 1) La plus ancienne date de 1772 ; Guillaume BREDEAULT, vicaire de Demigny, rédige  Mémoire sur plusieurs villages du Beaunois et du Chalonnais dont Demigny, à la demande de Courtépée pour sa Description générale et particulière du Duché de Bourgogne qui paraît à partir de 1775.

- 2) La seconde est l’œuvre de Joseph BARD et s’intitule Notice historique, archéologique et topographique sur la commune de Demigny. L’auteur remanie et étoffe cet article de 1838 à 1855. Il le publie en 1842 dans  Statistique générale des basiliques et du culte dans la ville de Lyon, puis dans Voyages de Saint-Loup-de-la-Salle à Chagny et de Beaune à Chalon, Timon frères, Vienne, 1855. Ces ouvrages ont été réédités en 2011 par l’association Demigny et son Histoire. 

- 3) Emiland GUEUGNON, instituteur  à Demigny de 1879 à 1894, écrit lui aussi une Monographie de Demigny, manuscrit qui semble inachevé selon la copie dont nous disposons. (édition en préparation).

- 4) Victor FAILLANT, curé de Demigny à partir de 1904, rédige en 1905, à la demande de son évêque, une Histoire religieuse de la paroisse de Demigny depuis le Concordat,  manuscrit inédit déposé aux archives du diocèse d’Autun et transmis par le chanoine Denis Grivot. 

- 5) Albert GIRAUD   produit en 1936 une Monographie géographique de la commune de Demigny, que nous avons éditée en 2016, 85p, dont biographie de l'auteur par Néault Jean-François.

- 6) René PAILLARD, instituteur, élabore à son tour en 1946 une Monographie de la commune de Demigny, manuscrit inédit qui reprend la précédente étude sur le plan géographique et la complète par une analyse socio-économique - 247p - (monographie éditée en 2020) dont biographie de l'auteur par Néault, Jean-François.

Souhaitant contribuer à la sauvegarde de ces documents, l’association DEMIGNY ET SON HISTOIRE poursuit leur publication pour en assurer une plus grande diffusion et rendre ainsi hommage à leurs auteurs.

 

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Biographie d'Emiland GEUGNON (1857-1934)

Emiland (Emile) Gueugnon

Emiland Gueugnon est né le 11 novembre 1857 à Ciry-le-Noble, près de Toulon-sur-Arroux de G. Pierre et de Jeanne Jobelot, marchands domiciliés à Ciry le Noble, canton de Toulon-sur-Arroux.
A 22 ans, il épouse le 10 août 1880, à Demigny où il est instituteur, Anne-Marie Buy, sans profession, née le 27 août 1857 à Demigny, de Jean-Baptiste Buy et de Claudine Bruley, propriétaires vignerons tous deux de Demigny. Les bans ont été publiés les 25 juillet et ?? août précédents. Un contrat de mariage a été établi le 9 août devant Me Béné, notaire à Demigny.

Le 6 août 1883 ou 84, a été baptisée Jeanne-Claudine née le 6 juillet précédent du légitime mariage d’Emiland Gueugnon et de Marie Buy ; parrain : Jean-Baptiste Buy ; marraine : Jeanne Jobelot. Le 08/ 09/1903, Jeanne-Claudine épouse à Chalon-sur-Saône Louis Chabot.

Emiland est l’auteur d’une « Monographie de Demigny » dont nous possédons une copie établie par Gustave Guillemard en 1887. La famille Pillot détient une autre copie que nous n’avons pas pu consulter.

A l’avant-dernière page de cet article, figure une liste des instituteurs de Demigny : Emiland a été instituteur à Demigny du 15 août 1879 jusqu’à 1894.

Un article nécrologique, paru le 11 décembre 1934 dans le Courrier de Saône-et-Loire, nous apprend qu’il avait été directeur d’école successivement à Cluny, Demigny puis pendant de longues années à l’école communale des garçons de l’Est, quai de la Poterne, à Chalon. Il fut dans cette ville l’un des fondateurs de la Mutualité scolaire.

Emiland décèdera à l’âge de 77 ans le 9 décembre 1934 à Demigny où il est inhumé le 12 décembre.
« Les cordons du poêle étaient tenus par des anciens élèves de M. Gueugnon et le deuil conduit par Mme Chabot, sa fille, M. le docteur André Gueugnon, son fils et M. André Chabot, son petit-fils, entourés de leur famille.
Dans l’assistance, nous avons remarqué M. Béné, ancien maire ; Pacaud, adjoint, et la plupart des conseillers municipaux ; Euvrard, ancien directeur de l’école communale ; Blanchard directeur de l’école des garçons ; Mme Humbert, directrice de l’école des filles ; MM. Barrot, ancien instituteur à Saint-Loup-de-la-Salle, de la promotion du défunt ; Parent, directeur de l’école du Centre, à Chalon, représentant l’Association des anciens élèves de l’Ecole normale [….].» article du Courrier de Saône-et-Loire du 15 décembre 1934.

A Demigny, il avait adhéré à la société des Vignerons Réunis dont il était resté membre d’honneur.

Biographie d'Emiland GEUGNON (1857-1934)

Emiland (Emile) Gueugnon

Emiland Gueugnon est né le 11 novembre 1857 à Ciry-le-Noble, près de Toulon-sur-Arroux de G. Pierre et de Jeanne Jobelot, marchands domiciliés à Ciry le Noble, canton de Toulon-sur-Arroux.
A 22 ans, il épouse le 10 août 1880, à Demigny où il est instituteur, Anne-Marie Buy, sans profession, née le 27 août 1857 à Demigny, de Jean-Baptiste Buy et de Claudine Bruley, propriétaires vignerons tous deux de Demigny. Les bans ont été publiés les 25 juillet et ?? août précédents. Un contrat de mariage a été établi le 9 août devant Me Béné, notaire à Demigny.

Le 6 août 1883 ou 84, a été baptisée Jeanne-Claudine née le 6 juillet précédent du légitime mariage d’Emiland Gueugnon et de Marie Buy ; parrain : Jean-Baptiste Buy ; marraine : Jeanne Jobelot. Le 08/ 09/1903, Jeanne-Claudine épouse à Chalon-sur-Saône Louis Chabot.

Emiland est l’auteur d’une « Monographie de Demigny » dont nous possédons une copie établie par Gustave Guillemard en 1887. La famille Pillot détient une autre copie que nous n’avons pas pu consulter.

A l’avant-dernière page de cet article, figure une liste des instituteurs de Demigny : Emiland a été instituteur à Demigny du 15 août 1879 jusqu’à 1894.

Un article nécrologique, paru le 11 décembre 1934 dans le Courrier de Saône-et-Loire, nous apprend qu’il avait été directeur d’école successivement à Cluny, Demigny puis pendant de longues années à l’école communale des garçons de l’Est, quai de la Poterne, à Chalon. Il fut dans cette ville l’un des fondateurs de la Mutualité scolaire.

Emiland décèdera à l’âge de 77 ans le 9 décembre 1934 à Demigny où il est inhumé le 12 décembre.
« Les cordons du poêle étaient tenus par des anciens élèves de M. Gueugnon et le deuil conduit par Mme Chabot, sa fille, M. le docteur André Gueugnon, son fils et M. André Chabot, son petit-fils, entourés de leur famille.
Dans l’assistance, nous avons remarqué M. Béné, ancien maire ; Pacaud, adjoint, et la plupart des conseillers municipaux ; Euvrard, ancien directeur de l’école communale ; Blanchard directeur de l’école des garçons ; Mme Humbert, directrice de l’école des filles ; MM. Barrot, ancien instituteur à Saint-Loup-de-la-Salle, de la promotion du défunt ; Parent, directeur de l’école du Centre, à Chalon, représentant l’Association des anciens élèves de l’Ecole normale [….].» article du Courrier de Saône-et-Loire du 15 décembre 1934.

A Demigny, il avait adhéré à la société des Vignerons Réunis dont il était resté membre d’honneur.

Extraits monographie FAILLANT

Esprit des fidèles.

         Les gens de Demigny se sont toujours fait remarquer par une certaine indépendance d'idées ; par un naturel susceptible, fier, irascible. Bien que toutes ou presque toutes les familles aient conservé encore quelques pratiques extérieures de la religion catholique, l'immense majorité ne mettent jamais les pieds à l'église après la 1re communion, si ce n'est le jour de leur mariage.

        Beaucoup parmi elles sont foncièrement hostiles et cherchent à faire des prosélytes ; un grand nombre d'autres qui semblent seulement indifférentes, par faiblesse, respect humain ou par ignorance s'unissent tous les jours aux ennemis de l'église pour décrier la foi de leur baptême.

        On montre du doigt les hommes qui se hasardent de venir à la messe même les jours de grandes fêtes. Même les fidèles pratiquants ne sont pas complètement affranchis de ces sentiments, de ces préjugés qu'entretient la lecture des mauvais journaux. On ne compte pas dix familles qui s'abstiennent de la lecture des mauvais journaux.
           
       Le Dimanche ne se distingue pas des autres jours de la semaine. Rares sont les familles qui ne travaillent pas ce jour-là, non seulement à l'époque des grands travaux, mais presque en tout temps. Aussi, les offices sont peu fréquentés, comme nous l'avons dit plus haut ; si 1'on excepte les enfants, on ne compte pas plus de cent personnes à la messe les Dimanches ordinaires.

       Les enfants de Marie, au nombre de trente environ, y compris les aspirantes de douze à quinze ans, sont généralement fidèles à leur communion mensuelle que pratiquent encore deux ou trois mères de famille ; les autres fidèles se contentent généralement de la communion pascale ; quarante à cinquante cependant, sans compter les enfants de Marie, communient encore aux fêtes de Noël, l’Assomption, et la Toussaint.

Les écoles

       L'école communale de garçons est tenue par M. Bony, un franc-maçon très sectaire qui profite de toutes les occasions pour attaquer la religion par le sarcasme surtout, il se plait à punir les enfants à 11 heures afin de les empêcher d'assister au catéchisme. Un cours d'arboriculture a lieu tous les dimanches, et il n'est jamais terminé à l'heure de la messe.

       Aussi, l'école est déjà un foyer d'anticléricalisme. Un enfant qui continue à aller à la messe après sa première communion est martyrisé par ses camarades qui l'accablent continuellement de leurs quolibets.

Extraits monographie FAILLANT

Esprit des fidèles.

         Les gens de Demigny se sont toujours fait remarquer par une certaine indépendance d'idées ; par un naturel susceptible, fier, irascible. Bien que toutes ou presque toutes les familles aient conservé encore quelques pratiques extérieures de la religion catholique, l'immense majorité ne mettent jamais les pieds à l'église après la 1re communion, si ce n'est le jour de leur mariage.

        Beaucoup parmi elles sont foncièrement hostiles et cherchent à faire des prosélytes ; un grand nombre d'autres qui semblent seulement indifférentes, par faiblesse, respect humain ou par ignorance s'unissent tous les jours aux ennemis de l'église pour décrier la foi de leur baptême.

        On montre du doigt les hommes qui se hasardent de venir à la messe même les jours de grandes fêtes. Même les fidèles pratiquants ne sont pas complètement affranchis de ces sentiments, de ces préjugés qu'entretient la lecture des mauvais journaux. On ne compte pas dix familles qui s'abstiennent de la lecture des mauvais journaux.
           
       Le Dimanche ne se distingue pas des autres jours de la semaine. Rares sont les familles qui ne travaillent pas ce jour-là, non seulement à l'époque des grands travaux, mais presque en tout temps. Aussi, les offices sont peu fréquentés, comme nous l'avons dit plus haut ; si 1'on excepte les enfants, on ne compte pas plus de cent personnes à la messe les Dimanches ordinaires.

       Les enfants de Marie, au nombre de trente environ, y compris les aspirantes de douze à quinze ans, sont généralement fidèles à leur communion mensuelle que pratiquent encore deux ou trois mères de famille ; les autres fidèles se contentent généralement de la communion pascale ; quarante à cinquante cependant, sans compter les enfants de Marie, communient encore aux fêtes de Noël, l’Assomption, et la Toussaint.

Les écoles

       L'école communale de garçons est tenue par M. Bony, un franc-maçon très sectaire qui profite de toutes les occasions pour attaquer la religion par le sarcasme surtout, il se plait à punir les enfants à 11 heures afin de les empêcher d'assister au catéchisme. Un cours d'arboriculture a lieu tous les dimanches, et il n'est jamais terminé à l'heure de la messe.

       Aussi, l'école est déjà un foyer d'anticléricalisme. Un enfant qui continue à aller à la messe après sa première communion est martyrisé par ses camarades qui l'accablent continuellement de leurs quolibets.

Biographie Albert Giraud (1916-1934)

LA CARRIERE d’ALBERT GIRAUD :

Né le 22 septembre 1916 à Demigny, il est le fils de Louis Jean-Baptiste Giraud et d’Augustine Bonnard, cultivateurs vignerons dans ce village. Après sa scolarité à l’école primaire de Demigny jusqu’en 1928, il fréquente le « cours complémentaire » de Chagny jusqu’en 1932. Il entre ensuite à l’école normale d’instituteurs de Bourg-en-Bresse où sa formation se poursuit jusqu’en 1938.

Parallèlement, il suit la préparation militaire supérieure (PMS) de 1936 à 1938 puis entre à l’école des sous-officiers à Saint-Maixent. Il est nommé sous-lieutenant de réserve le 4 mai 1939.

Survient la deuxième guerre mondiale ; Albert Giraud est mobilisé le 23 août 1939. Fait prisonnier le 29 mai 1940, il le demeure jusqu’en 1943, date de son rapatriement sanitaire pour maladie à l’hôpital de Mâcon. Son état de santé nécessite une longue convalescence à Hauteville puis à Demigny jusqu’en 1946. Du fait de la guerre, sa carrière d’enseignant ne débute qu’en 1946. Il n’a jamais exercé à Demigny.

De 1946 à 1949, il est instituteur à l’école de garçons de Couches dont il devient le directeur jusqu’en 1959.

Il dirige ensuite l’école de garçons de Saint-Marcel jusqu’en octobre 1971, date de sa retraite de l’Education Nationale.

Il est président de la section des anciens prisonniers de guerre de Saint-Marcel jusqu’en 1990.

Décédé à Chalon-sur-Saône le 29 novembre 1997, il est inhumé au cimetière de Demigny.

C’est au cours de sa formation de maître d’école à Bourg-en-Bresse qu’il rédige, à 20 ans, une notice sur sa commune natale. Elle est développée en deux parties principales : géographie physique avec des cartes très soignées et étude économique.

Biographie Albert Giraud (1916-1934)

LA CARRIERE d’ALBERT GIRAUD :

Né le 22 septembre 1916 à Demigny, il est le fils de Louis Jean-Baptiste Giraud et d’Augustine Bonnard, cultivateurs vignerons dans ce village. Après sa scolarité à l’école primaire de Demigny jusqu’en 1928, il fréquente le « cours complémentaire » de Chagny jusqu’en 1932. Il entre ensuite à l’école normale d’instituteurs de Bourg-en-Bresse où sa formation se poursuit jusqu’en 1938.

Parallèlement, il suit la préparation militaire supérieure (PMS) de 1936 à 1938 puis entre à l’école des sous-officiers à Saint-Maixent. Il est nommé sous-lieutenant de réserve le 4 mai 1939.

Survient la deuxième guerre mondiale ; Albert Giraud est mobilisé le 23 août 1939. Fait prisonnier le 29 mai 1940, il le demeure jusqu’en 1943, date de son rapatriement sanitaire pour maladie à l’hôpital de Mâcon. Son état de santé nécessite une longue convalescence à Hauteville puis à Demigny jusqu’en 1946. Du fait de la guerre, sa carrière d’enseignant ne débute qu’en 1946. Il n’a jamais exercé à Demigny.

De 1946 à 1949, il est instituteur à l’école de garçons de Couches dont il devient le directeur jusqu’en 1959.

Il dirige ensuite l’école de garçons de Saint-Marcel jusqu’en octobre 1971, date de sa retraite de l’Education Nationale.

Il est président de la section des anciens prisonniers de guerre de Saint-Marcel jusqu’en 1990.

Décédé à Chalon-sur-Saône le 29 novembre 1997, il est inhumé au cimetière de Demigny.

C’est au cours de sa formation de maître d’école à Bourg-en-Bresse qu’il rédige, à 20 ans, une notice sur sa commune natale. Elle est développée en deux parties principales : géographie physique avec des cartes très soignées et étude économique.

Biographie de René PAILLARD (1915-1983)

(extraits)

René Paillard naît à Fourchambault (Nièvre) le 22 mars 1915.

Ecoles fréquentées

 Après l’école publique de garçons de Charnay-Lès-Mâcon d’octobre 1920 à Avril 1921, il fréquente successivement, d’avril 1921 à juillet 1927, l’école publique de garçons de Romenay (reçu au certificat d’études primaires le 29 juin 1927), puis d’octobre 1927 à juillet 1932, grâce à des bourses, le cours complémentaire de garçons de Mâcon (reçu au diplôme commercial de comptabilité le 27 juillet 1930 avec la mention bien puis au brevet d’enseignement primaire supérieur, section générale, le 21 juillet 1932).

Formation, titres et postes occupés

Entré à l’Ecole Normale d’instituteurs de Mâcon en octobre 1932, il en sort en juillet 1935 avec les diplômes suivants : certificat d’aptitude à l’éducation physique (degré élémentaire) le 3 juin 1935, Brevet Supérieur à Mâcon le 5 juillet 1935. Intérimaire à Autun, rue Mazagran, du 1er au 22 octobre 1935, il épouse le 18 avril 1936 Marcelle Goudard (née à Chaudenay le 3 janvier 1915, sans profession) dont il aura quatre enfants : Gérard, Marie-Jeanne, Michel et Françoise. Il est ensuite stagiaire à Demigny du 1er octobre au 31 décembre 1937 et obtient le Certificat d’Aptitude Pédagogique le 10 décembre 1937. Il est instituteur titulaire à Demigny à partir du 1er janvier 1938.

Etat de services militaires

Il a effectué son service militaire du 24 octobre 1935 au 1er octobre 1937 ; sous-lieutenant le 10 avril 1936 puis lieutenant de réserve le 5 octobre 1938, il est mobilisé au 134e R.I.M. le 26 août 1939 ; aux armées le 2 septembre, il est fait prisonnier le 29 mai 1940 à Lille. Il demeure en captivité en Silésie, au camp Oflag IV D de Hoyerswerda, au nord-est de Dresde, près de la frontière polonaise, jusqu’au 23 avril 1945, date à laquelle il est libéré par les Russes. Rapatrié le 2 juin, en convalescence jusqu’au premier juillet, il est démobilisé le 3 juillet 1945 et sera nommé capitaine de réserve le 1er décembre 1950.

L’enseignement agricole

Après la guerre, il reprend sa classe de cours élémentaire à Demigny et s’intéresse à l’enseignement agricole.

Les premiers cours agricoles du soir, pour adultes ont été créés en 1887 et sont délivrés par les instituteurs ruraux. L’Ecole pratique d’agriculture et de viticulture de Fontaines a ouvert le 30 juillet 1892 et celle de Charolles le 17 novembre 1931. Un enseignement postscolaire agricole pour les jeunes de 14 à 17 ans est institué le 5 juillet 1941 et nécessite la création en 1942 d’un Certificat d’Aptitude à l’Enseignement Agricole (CAEA). M. Paillard obtient ce diplôme le 26 septembre 1946 à Mâcon. Ils seront 19 enseignants à prodiguer cette formation en Saône-et-Loire. Le premier octobre 1947, il est nommé instituteur itinérant chargé de cours agricoles puis professeur à compter du 9 janvier 1951. Résidant à Demigny jusqu’en 1949 puis à Chaudenay à partir de 1950, il délivre cet enseignement postscolaire dans plusieurs « centres » reconnus officiellement par la direction des Services Agricoles et qui regroupent un grand nombre des villages du secteur : de 9h à 12h et de 14 h à 17 h, à Givry le lundi, Virey-le-Grand le mardi, Demigny le mercredi, Chagny le vendredi et à l’Ecole d’Agriculture de Fontaines le samedi, ceci de 1947 à 1969.

 Cet enseignement conduit au certificat d’études postscolaires agricoles (CEPSA valant CAP) et au Brevet d’Aptitudes Agricoles Professionnelles (BAAP) devenu Brevet d’Apprentissage Agricole à partir de 1969.

M. Paillard donne entre autres activités des cours de greffage de la vigne et d’arboriculture. Dans son compte-rendu d’inspection du 24 janvier 1950, l’inspecteur primaire P. Juillet conclut son rapport ainsi : « Instituteur sérieux. Monsieur Paillard donne avec autorité un enseignement solide et ordonné ; il a aussi le souci de la bonne formation morale des jeunes gens qui lui sont confiés. Il accomplit dans la région qu’il visite un travail extrêmement fructueux ». Le 24 mars 1953, l’inspecteur est encore plus élogieux : « M. Paillard est un de nos meilleurs maîtres itinérants agricoles. Il donne avec compétence et dévouement un enseignement qui profite non seulement aux jeunes gens qui lui sont confiés, mais encore aux cultivateurs de la région, avec lesquels il entretient des rapports suivis. Son influence est indéniable en ce qui concerne l’amélioration des pratiques culturales et de l’élevage, l’emploi des engrais et des produits de défense des végétaux, la motorisation agricole. Je tiens à lui adresser mes compliments et mes encouragements ».

Après la suppression des cours postscolaires, il donne, à partir du 15 septembre 1969, des cours au CES de Chagny et au collège agricole de Fontaines (12 heures par semaine dans chaque établissement, cours de biologie animale et végétale, dessin industriel). Il prend sa retraite en juin 1970.

Mandats électifs

Entré en mars 1959 au conseil municipal de Chaudenay, il assure les fonctions de 2ème adjoint sous le mandat de M. Jean Roucher-Sarrazin, maire. Il est ensuite régulièrement réélu au poste de maire de 1963 à 1983. Il préside avec méthode et rigueur au développement, à l’aménagement et à l’embellissement de sa commune : remembrement et travaux d’hydraulique agricoles, création de la zone artisanale et du lotissement contigu,  de celui des Petits Vergers, chauffage de l’église et électrification des cloches, réorganisation de l’ancien cimetière et ouverture du nouveau, assainissement, agrandissement de la mairie, aménagement de trottoirs et de la place Montfort, fleurissement de la commune, etc.

Il décède le 23 janvier 1983.

Biographie de René PAILLARD (1915-1983)

(extraits)

René Paillard naît à Fourchambault (Nièvre) le 22 mars 1915.

Ecoles fréquentées

 Après l’école publique de garçons de Charnay-Lès-Mâcon d’octobre 1920 à Avril 1921, il fréquente successivement, d’avril 1921 à juillet 1927, l’école publique de garçons de Romenay (reçu au certificat d’études primaires le 29 juin 1927), puis d’octobre 1927 à juillet 1932, grâce à des bourses, le cours complémentaire de garçons de Mâcon (reçu au diplôme commercial de comptabilité le 27 juillet 1930 avec la mention bien puis au brevet d’enseignement primaire supérieur, section générale, le 21 juillet 1932).

Formation, titres et postes occupés

Entré à l’Ecole Normale d’instituteurs de Mâcon en octobre 1932, il en sort en juillet 1935 avec les diplômes suivants : certificat d’aptitude à l’éducation physique (degré élémentaire) le 3 juin 1935, Brevet Supérieur à Mâcon le 5 juillet 1935. Intérimaire à Autun, rue Mazagran, du 1er au 22 octobre 1935, il épouse le 18 avril 1936 Marcelle Goudard (née à Chaudenay le 3 janvier 1915, sans profession) dont il aura quatre enfants : Gérard, Marie-Jeanne, Michel et Françoise. Il est ensuite stagiaire à Demigny du 1er octobre au 31 décembre 1937 et obtient le Certificat d’Aptitude Pédagogique le 10 décembre 1937. Il est instituteur titulaire à Demigny à partir du 1er janvier 1938.

Etat de services militaires

Il a effectué son service militaire du 24 octobre 1935 au 1er octobre 1937 ; sous-lieutenant le 10 avril 1936 puis lieutenant de réserve le 5 octobre 1938, il est mobilisé au 134e R.I.M. le 26 août 1939 ; aux armées le 2 septembre, il est fait prisonnier le 29 mai 1940 à Lille. Il demeure en captivité en Silésie, au camp Oflag IV D de Hoyerswerda, au nord-est de Dresde, près de la frontière polonaise, jusqu’au 23 avril 1945, date à laquelle il est libéré par les Russes. Rapatrié le 2 juin, en convalescence jusqu’au premier juillet, il est démobilisé le 3 juillet 1945 et sera nommé capitaine de réserve le 1er décembre 1950.

L’enseignement agricole

Après la guerre, il reprend sa classe de cours élémentaire à Demigny et s’intéresse à l’enseignement agricole.

Les premiers cours agricoles du soir, pour adultes ont été créés en 1887 et sont délivrés par les instituteurs ruraux. L’Ecole pratique d’agriculture et de viticulture de Fontaines a ouvert le 30 juillet 1892 et celle de Charolles le 17 novembre 1931. Un enseignement postscolaire agricole pour les jeunes de 14 à 17 ans est institué le 5 juillet 1941 et nécessite la création en 1942 d’un Certificat d’Aptitude à l’Enseignement Agricole (CAEA). M. Paillard obtient ce diplôme le 26 septembre 1946 à Mâcon. Ils seront 19 enseignants à prodiguer cette formation en Saône-et-Loire. Le premier octobre 1947, il est nommé instituteur itinérant chargé de cours agricoles puis professeur à compter du 9 janvier 1951. Résidant à Demigny jusqu’en 1949 puis à Chaudenay à partir de 1950, il délivre cet enseignement postscolaire dans plusieurs « centres » reconnus officiellement par la direction des Services Agricoles et qui regroupent un grand nombre des villages du secteur : de 9h à 12h et de 14 h à 17 h, à Givry le lundi, Virey-le-Grand le mardi, Demigny le mercredi, Chagny le vendredi et à l’Ecole d’Agriculture de Fontaines le samedi, ceci de 1947 à 1969.

 Cet enseignement conduit au certificat d’études postscolaires agricoles (CEPSA valant CAP) et au Brevet d’Aptitudes Agricoles Professionnelles (BAAP) devenu Brevet d’Apprentissage Agricole à partir de 1969.

M. Paillard donne entre autres activités des cours de greffage de la vigne et d’arboriculture. Dans son compte-rendu d’inspection du 24 janvier 1950, l’inspecteur primaire P. Juillet conclut son rapport ainsi : « Instituteur sérieux. Monsieur Paillard donne avec autorité un enseignement solide et ordonné ; il a aussi le souci de la bonne formation morale des jeunes gens qui lui sont confiés. Il accomplit dans la région qu’il visite un travail extrêmement fructueux ». Le 24 mars 1953, l’inspecteur est encore plus élogieux : « M. Paillard est un de nos meilleurs maîtres itinérants agricoles. Il donne avec compétence et dévouement un enseignement qui profite non seulement aux jeunes gens qui lui sont confiés, mais encore aux cultivateurs de la région, avec lesquels il entretient des rapports suivis. Son influence est indéniable en ce qui concerne l’amélioration des pratiques culturales et de l’élevage, l’emploi des engrais et des produits de défense des végétaux, la motorisation agricole. Je tiens à lui adresser mes compliments et mes encouragements ».

Après la suppression des cours postscolaires, il donne, à partir du 15 septembre 1969, des cours au CES de Chagny et au collège agricole de Fontaines (12 heures par semaine dans chaque établissement, cours de biologie animale et végétale, dessin industriel). Il prend sa retraite en juin 1970.

Mandats électifs

Entré en mars 1959 au conseil municipal de Chaudenay, il assure les fonctions de 2ème adjoint sous le mandat de M. Jean Roucher-Sarrazin, maire. Il est ensuite régulièrement réélu au poste de maire de 1963 à 1983. Il préside avec méthode et rigueur au développement, à l’aménagement et à l’embellissement de sa commune : remembrement et travaux d’hydraulique agricoles, création de la zone artisanale et du lotissement contigu,  de celui des Petits Vergers, chauffage de l’église et électrification des cloches, réorganisation de l’ancien cimetière et ouverture du nouveau, assainissement, agrandissement de la mairie, aménagement de trottoirs et de la place Montfort, fleurissement de la commune, etc.

Il décède le 23 janvier 1983.